Entrez dans l'aventure au féminin...

Aventurières, voyageuses, exploratrices, globe-trotteuses... Elles existent, vous les avez rencontrées - peut-être en êtes-vous une.

Mais savez-vous qu'elles ont toujours existé ? Longtemps avant Alexandra David-Néel, longtemps avant Isabelle Eberhardt ?

En 1850, déjà... et même avant. Ida Pfeiffer, Isabella Bird, Gertrude Bell, Jane Dieulafoy... et tant d'autres. Ce blog leur est consacré ; aidez-moi à l'enrichir avec les histoires vraies que vous connaissez, et des questions auxquelles je m'efforcerai de répondre.



mercredi 7 septembre 2016

Alexandra David-Néel : pour le bouddhisme ou pour la gloire?


Si la réponse vous intéresse, écoutez l'émission de Stéphanie Duncan Autant en emporte l'Histoire, illustrée d'une fiction écrite par Christel Mouchard. Invitée : la géographe Joëlle Désirée-Marchand, qui a pu retracer les itinéraires d'Alexandra David-Néel, et ainsi prouver l'authenticité de ses aventures.
Autant en emporte l'Histoire: Alexandra David-Néel - pour le bouddhisme ou pour la gloire ?

mardi 19 juillet 2016

La naufragée de la Méduse



Elle s'appelait Charlotte Picard. Avec sa famille elle voyageait sur La Méduse, en route vers le Sénégal où elle devait s'installer. Dans ses souvenirs, La Chaumière africaine - nous ne sommes pas loin d'Une ferme en Afrique...-, elle a raconté le naufrage, les erreurs, les fautes, les lâchetés... et comment elle a survécu, au terme d'une navigation hasardeuse en chaloupe et d'une marche harassante le long de la côte déserte de Mauritanie. Ce n'est que le début d'une aventure qui conduira Charlotte - devenue Dard par son mariage - à devoir faire vivre seule sa famille en cultivant un lopin de terre. Le récit est simple, parfois naïf, mais il rend hommage à ceux sans lesquels la famille Picard n'aurait pas échappé à la mort : les Maures qui l'ont recueillie sur la côte du banc d'Arguin, où s'était bêtement échoué le navire du roi de France. En ce bicentenaire de l'affaire de La Méduse, il faut lire La Chaumière africaine

mardi 21 juin 2016

Andrée Viollis - Celle qui avait compris l'Indochine




Indochine SOS, livre publié en 1932, est une enquête de la grande reporter Andrée Viollis (pseudonyme de Françoise Husson, 1870-1950). On y trouve remarquablement décrits, un à un, tous les problèmes de la colonie, terreau sur lequel prospéraient les idées indépendantistes, particulièrement au sein de la jeunesse éduquée. Un livre intelligent et courageux, qui fit scandale, et ne fut pas assez attentivement lu par les fonctionnaires coloniaux. 

Extrait :


"Grâce aux sacrifices de leurs parents, [de jeunes Annamites] ont fait leur études en France. Ils ont vécu à Paris, au quartier latin, noués des amitiés avec les étudiants français, ils ont été cordialement reçus dans des familles françaises. Cliquer sur "plus d'infos" pour  lire la suite...

lundi 13 juin 2016

Gertrude Bell couronnée par le prix Simone Veil

Gertrude Bell  vient de recevoir le Prix spécial du jury Simone Veil. Le grand prix a été décerné à Isabelle Spaak pour Une allure folle, exploration de sa propre histoire familiale, et le prix de la mairie du VIIIe arrondissement à Alexandra Lapierre pour Moura, biographie d'une autre grande aventurière.

mercredi 18 mai 2016

Florence Dixie ou l'aventure en vrac

Elle aimait le jeu (trop: elle en perdit le manoir familial..), la politique (trop: elle faillit en perdre la vie, dans un attentat perpétré contre elle en 1883 par les Fenians), et surtout le voyage. Elle fut correspondante de guerre dans la guerre des Boers, après avoir chevauché à travers toute l'Amérique du sud, jusqu'en Patagonie, en 1878-1879. Parmi ses autres passions, en vrac : l'écriture, l'équitation, le féminisme, la chasse, le football...

lundi 2 mai 2016

Marguerite Higgins Une correspondante de guerre

Lorsque, envoyée par le New York Tribune couvrir les événements du front pendant la guerre de Corée, Marguerite Higgins se présente à son homologue masculin sur les lieux, celui-ci la renvoie aussitôt -  une femme ! Marguerite refuse de partir et se trouve dès lors en compétition avec son collègue pour les meilleurs reportages. Quand, bientôt, toutes les femmes sont exclues du front, elle persiste et fait appel à McArthur, qui cède. C'est ainsi qu'elle se retrouve à 200 kilomètres en avant des lignes avec les Marines en septembre 1950, et c'est ainsi qu'elle obtient le prix Pulitzer en 1951.
Son livre a été traduit en français sous le titre Guerre de Corée. On ne le trouve que d'occasion.
Pour en savoir plus